La Lettre, court-métrage de la promo 2017-2018 est en montage !

Dans le cadre de notre Master, nous avons eu la chance de réaliser un court métrage dont nous avons suivi toutes les étapes : la recherche de nouvelle à adapter, l'autorisation de la maison d'édition et de l'auteur, l'écriture du scénario, les différents types financements, la préparation du tournage, le tournage en lui-même, le montage et la post production.

Au moment où nous vous écrivons, nous sommes entres rushs et choix artistiques, en plein travail depuis quelques semaines sur… le montage du film !

Alors, comment notre projet est né ?

 

La correspondance épistolaire est aujourd’hui tombée en désuétude. Son principe demeure grâce aux nouvelles technologies qui continuent de permettre nos échanges. Que ce soit par lettre postale, sms, Messenger ou Whatsapp, le processus est le même : on écrit, on efface, on réécrit, on réefface, jusqu’à ce que le message nous convienne et ne nous trahisse pas. Seulement, au moment où nous choisissons d’appuyer sur la touche “envoyer”, ou de glisser notre lettre dans la boîte, le message est expédié de manière définitive et irrévocable. Mais, combien de fois a-t-on regretté d’avoir envoyé un message alors même que nous avions passé tant de temps à l’écrire ? Combien de fois aurait-on voulu récuperer ou annuler l'envoi de notre message pour modifier le cours de la situation ?

 

Après la lecture de "La Lettre", nouvelle de Sylvain Tesson (extraite de l'ouvrage S'abandonner à vivre, Gallimard, 2014), l'adaptation de ce texte a fait l'unanimité dans notre équipe. Nous avons donc écrit un scénario, puis travaillé sur la mise en image. Par ce court-métrage, nous souhaitions réécrire cette nouvelle en posant un regard novateur et singulier sur l'histoire ainsi que sur l'importance du message qu'elle délivre. 

Que raconte l'histoire ?

Quentin est face à un dilemme… ou plutôt, face à une boîte aux lettres !  Il vient de poster une lettre qu’il n’aurait jamais dû envoyer, et pour cause : il y avoue sa tromperie à sa copine.

Ca tombe bien, voici le facteur qui vient relever le courrier. Entre tentatives de persuasions et tours de force, Quentin va tout faire pour récupérer sa lettre dans le sac du facteur. Ce dernier, sage maître des correspondances, tente alors de le convaincre de laisser la lettre suivre sa route. Pour cela, il l'emmène vingt mille lieues sous les mers, dans les cales d'une histoire de sous-marin où un commandant de bord cache les lettres de Clothilde à son chef mécanicien.

 

Que voulions nous et quelles ont été les étapes de fabrication ?

À travers la focalisation interne, nous pensons faire appel à un humour absurde, à des personnages décalés. Sur les traces de Jerry Lewis et de Pierre Etaix, nous nous emploierons à mettre en scène une poétique de révélation comique. Nous voulions inviter à passer d'un réalisme quotidien à l’univers du sous-marin où se mêlent étroitesse et imaginaire.

LA PREPARATION

Nous avons défini ensemble trois univers sur lesquels nous voulions nous concentrer : un extérieur réaliste avec de la lumière naturelle, un bistrot démodé et confiné et un sous marin onirique. Nous sommes donc parti à la recherches d'inspirations pour exprimer et définir plus clairement nos idées.

Nos premières idées autour de l'atmosphère "extérieur-réaliste"

 

Le bistrot démodé et confiné


Le sous marin onirique

 

Afin de mener à bien nos projets et espérer réaliser nos envies les plus folles à la technique, nous avons sollicité l'aide de nos proches ainsi que d'inconnus intéressés par notre projet et ayant envie de nous soutenir. Pour cela, nous avons lancé un crownfounding et avons travaillé sur une possible identité graphique autour du film. 

 

Expérimentations visuelles

 

 

LE TOURNAGE

Grâce à nos semaines de préparation (demandes d'autorisations, repérage de lieux, casting des comédiens, recherche de techniciens et de matériel), à notre entraide mutuelle (à la décoration, aux accessoires, aux costumes mais aussi à la validation du scénario final), aux différentes techniques apprises (la répartition des jours de tournages selon les lieux et les disponibilités des comédiens grâce à un logiciel spécialisé) ainsi qu'à la production (demande de subventions, devis, moyens à répartir selon les pôles), nous avons pu affronter le tournage plus sereinement.

Grâce aux soutiens financiers, à la bonne gestion des évènements et à la préparation sérieuse et minutieuse de chaque poste, le tournage a donc eu lieu au mois de janvier 2018, a duré cinq jours et demi et s'est déroulé dans trois lieux différents.

 

Silence, on tourne !

Ci-dessus, l'équipe dans le coeur du tournage

(atelier fabrication de faux sang, "ventousage", préparation du plateau, clap)

 

 

LE MONTAGE

 

Aujourd'hui, nous sommes divisés en groupes de montage. En reprenant notre travail en amont et nos rushs, nous avons déjà procédé à un premier visionnage fin d'effectuer le tri des images et conserver les scènes qui nous correspondaient le mieux. Le projet se poursuit en exploitant les envies et les points de vue de chacun selon les rushs que nous avons. Le montage se fait en petit comité afin de comparer les choix de chaque groupe pour ensuite se rejoindre et faire éclore le film définitif petit à petit.