Et le Grand Prix Série Mania 2018 est décerné à ….. Une série israélienne!

Le M2 SCEDIL et les séries israéliennes

 

En tant que seule représentante franco-israélienne de la promo M2 SCEDIL, j’ai tanné mes camarades à se rendre aux projections des séries israéliennes de Séries Mania 2018. ‘’Souvenez-vous de Hatufim, de BeTipul, de False Flag ! Les Israéliens font des séries de dingues !’’ ai-je dit. Ravie de voir que mon enthousiasme pour ces formats venus du Moyen-Orient était communicatif, nous sommes allés voir Harem (Anat Barzilai, Hadar Galron, Gadi Taub) au cinéma Majestic de Lille. Il était tout à fait exaltant de voir que chacun d’entre nous, ayant pourtant des affinités cinématographiques différentes, nous sommes accordé à dire qu’il y avait quelque chose ‘’en plus’’, ‘’different’’ dans ces séries venues d’ailleurs. Lors de la projection de Harem, d’un coin de l’oeil, j’ai pu voir Marie-Sophie Gandy écarquiller les yeux à plusieurs reprises et Maxime Fournier faire fonctionner son oeil critique. Harem, raconte l’histoire de Maya, qui vit avec le gourou d’une communauté d’ascètes recueillant un nombre incalculable de femmes. Cette série, tirée d’une histoire vraie (celle de Goel Ratson), plonge dans l’univers à peine croyable mais vrai des sectes et de leurs conséquences destructrices dans la vie de ceux qui s’y aventurent. Harem était présentée dans le cadre du Panorama International aux cotés de séries comme Kiri (Royaume-Uni) ou Arthur’s Law (Allemagne), pour ne citer que celles que j’ai adoré !

Quatre séries israéliennes présentées à Série Mania 2018

La très bonne série Harem n'était pas la seule série présentée cette année puisque deux séries israeliennes était en compétition officielle : Autonomies (Yehonatan Indursky, Ori Elon)  et On The Spectrum (Dana Idisis, Yuval Shafferman). Du côté Marathon comédie, nous pouvions aussi trouver Significant Other (Dana Modan, Assi Cohen, Ram Nehari) qui raconte avec beaucoup d’humour l’histoire d’un homme ayant organisé son suicide. Quatre superbes programmes en lice dans une préstigieuse compétition internationale. Incroyable pour un si petit pays ! 
 

On the Spectrum

On the Spectrum


« YES !! » ai-je crié à l’annonce du « Grand Prix » de Série Mania 2018, faisant tomber mon camarade Didier Roche de sa chaise. C’est On the Spectrum de Dana Idisis et Yuval Shafferman qui repart avec le prestigieux trophée. Nous n’avions pas pu aller à une projection de cette série mais grâce à la Video Library mise à disposition par le festival, c’est dans notre appartement lillois que la découverte de ce fabuleux projet a eu lieu. Cette série, qui donne incroyablement chaud au coeur, parle de trois jeunes adultes autistes qui vivent en colocation et tentent de trouver leur équilibre malgré les tracas du quotidien. On the Spectrum est une vraie pépite et j’espère vraiment qu’elle sera diffusée en France ! Entre la qualité d’écriture des talents, des concepts forts aux intrigues haletante et des acteurs capables de jouer avec une justesse infinie, il est clair que les séries israéliennes sont à suivre. Leur conquête des petits écrans du monde entier est déjà en marche. Longue vie aux séries israélienne et
félicitations à toute l’équipe d’On the Spectrum. On veut la suite !

Elsa Mané

Mon coup de coeur Série Mania 2018? Vingt-Cinq de Bryan Marciano
Ce que j'ai préféré pendant le festival ? La teuf rétro hip hop à la Gare Saint-Sauveur !
Et plus sérieusement ? La conférence What’s Next Belgium? et la carte blanche de Sarah Treem (The Affair) 
A l'année prochaine ? Carrément !!

Une création française tournée vers l’ambition

Le paysage audiovisuel français est face à un tournant majeur, à un renouveau. Outre l’avènement des mastodons tels Netflix et Amazon, un sursaut de la profession a eu lieu en ce qui concerne les séries TV. Le changement est maintenant et il se voit dans la sélection pour la compétition française faite par Series Mania, témoin d’exception.

Vers une création française nouvelle

Series Mania, se tenant à Lille du 27 avril au 5 mai, a été le reflet de la volonté de changement des fictions TV françaises. La série n’est plus le parent pauvre de l’audiovisuel et a trouvé ses notes de noblesse. De plus en plus, les mondes se croisent et se recroisent. Réalisateurs, acteurs et producteurs passent du cinéma à la télévision et vice versa. La frontière est de plus en plus poreuses, notamment en raison des plateformes qui brouillent les limites des médiums.

Il existe dorénavant une volonté mutuelle nouvelle de se tourner vers des créations originales et de qualité, en proposant des concepts forts inédits. Le public se forme à la série et demande désormais plus que les éternels policiers ou anges gardiens. Un constat qui fait écho aux projets sélectionnés dans la compétition française de Series Mania dépassant toutes les attentes. Le polar ne suffit plus à lui-même et le public demande désormais un mélange de genres. Le genre a ainsi pris une nouvelle dimension et attire désormais de nombreuses personnes. En effet parmi les séries les plus plébiscitées du moment, on ne peut constater que du genre (fantastique, anticipation,…) avec notamment Handmaid’s Tale et Westword, dont leur saison 2 a été présentée en avant-première en France.

Nous avons constaté cette tendance à Series Mania : nous avons vu les deux premiers épisodes des séries françaises en compétition et assisté à la conférence Coming Next From France offrant un panorama des prochaines sorties et ainsi l’orientation de la création française. De ses projections et conférence, nous avons pu tirer une tendance : une tendance vers la créativité, la qualité, le mélange des genres et la dédramatisation des tabous de la société, comme la nudité (Nu) ou la musique classique (Philarmonia). Parmi les séries françaises présentées :

– Nu (en compétition) défraie la chronique et l’inimaginable en faisant une série-comédie d’anticipation où les habits sont interdits et les comédiens sont nus. Une audace qui marche. Une démarche inédite au monde. Loin du voyeurisme, la série propose une histoire dans laquelle la nudité n’est qu’un costume en soi. Une comédie qui déride, loin de la bienséance de la télévision, ce qui explique que ce soit OCS qui ait accepté de relever ce défi mondial.

– Ad Vitam (en compétition), ovni dans le paysage des séries françaises, est une série d’anticipation mêlée de thriller pour une addiction immédiate. Un flic de 119 ans fait face à la désillusion et aux suicides de la jeunesse qui ne trouve pas sa place dans cette société où la régénération permet de vivre à perpétuité. A la lecture, le pitch donnerait l’impression d’une diffusion qui serait de l’ordre de l’impossible sur l’antenne française. Peut-être mais pas pour Arte.

– Kepler(s) (en compétition) propose une plongée dans le psychique des plus troubles de son héro qui souffre d’une dissociation des personnalités. Ce polar psychologique mêlant une satire sociale voit sa tension croître tout au long. Kepler(s) peint en fond un Calais abîmé par les conflits avec les migrants qui tentent de s’en sortir, les groupuscules d’extrême droite, les flics désabusés et les habitants qui se sentent privés de leurs propres vies.

– Fiertés est la chronique d’un homosexuel à trois périodes de sa vie – de l’époque où l’homosexualité était encore un délit jusqu’au mariage pour tous.

– Maman a tort (en compétition), croire ou ne pas croire telle est la question. Doit-on croire le petit Malone qui affirme que sa maman n’est pas sa maman ? Thriller, policier ou quelque chose d’autres ? Maman a tort se distingue par ses personnages et ses dialogues d’une véracité telle et par la plongée ponctuelle dans l’univers imaginé de Malone onirique et fantastique.

– Aux animaux la guerre (en compétition) est une surprise sur le PAF. Adaptée du livre éponyme de Nicolas Mathieu, cette série n’est ni une série policière, ni une série à univers (médecin, avocat, agent artistique). Aux animaux la guerre trouve sa singularité dans les trois portraits qu’elle brosse. Trois portraits de gens à première vue lambda. Trois personnes laissées à elles-mêmes dans une réalité sociale dure sur fond de fermeture d’usine. Exemple parfait de ce que l’on appelle aujourd’hui le polar social.

– Ving-cinq (en compétition), une comédie sur les jeunes ? Voilà qui est plutôt rares sur le PAF depuis la fin de KD2A et la tentative avortée de Clash. OCS a osé et plus encore a expérimenté. Ving-cinq est loin des séries « young adultes » faites à l’eau de rose, violette ou tulipe. La série, sous comédie, montre une autre jeunesse – celle par laquelle tout le monde passe – la jeunesse de l’incertitude et du « qu’est-ce que je fais maintenant ? ». Ving-cinq traite de manière troublante le passage des vingt-cinq ans, passage vers la vie d’adulte, vers la vie active. Un âge qui pour eux déterminera (croient-ils) le reste de leur vie. Car dans 5 ans, ils auront 30 ans. Ving-cinq, comme premier bilan de la vie.

En somme, ses propositions françaises sont loin des séries policières et grand public chroniques et touchent de nouveaux univers : l’anticipation, la comédie (dé)culottée, le fantastique, la satire sociale.

Vers une création européenne

Cette volonté du renouveau de la fiction française est confirméz par Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, qui rêve de redorer la télévision française et plus encore la télévision européenne. Selon elle, l’Europe doit faire bloc commun pour proposer une identité visuelle et scénaristique qui lui est propre en réunissant les meilleurs talents européens. Cette alliance permettrait de venir concurrencer les séries américaines et israéliennes. Delphine Ernotte a ainsi annoncé la formation de l’ « Alliance » conclue entre France Télévision, la Rai (Italie) et la ZDF (Allemagne). Une alliance qui permettrait de faire de « meilleures » séries et de contrer Netflix et Amazon. Cette union prendrait la forme de coproductions entre ses services publiques.  

Au regard de la programmation de Series Mania, on constate que cette ambition française de renouveau et de qualité des fictions TV est mutuelle à l’Allemagne et à l’Italie.

Lors de la conférence Coming Next From Germany, les séries proposées en ont témoigné : une comédie noire sociale autour de la Loi de Murphy (Arthur’s Law), une série catastrophe suivant une famille pendant les 8 jours précédant l’impact d’une météorite sur l’Europe (Eight Days) et l’adaptation moderne de M le Maudit (M For Murder).

Quant à l’Italie, sa série Il Miracolo a remporté deux récompenses à Series Mania : le Prix Spécial du Jury et le Prix d’interprétation masculine pour l’acteur Tommaso Ragno.

Clarisse Loyau-Tulasne

 

Premier retour de Séries Mania : Série = Dystopie ?

Premier retour de Séries Mania

copyrights – Kelija

Le festival Séries Mania s’est achevé il y a 5 jours après avoir rythmé le haut lieu des Hauts-de-France, Lille. Allant du 27 avril au 5 mai, le festival, qui s’était jusque-là déroulé à Paris, a dû se confronter cette année à la concurrence du festival Cannes Séries à moins d’un mois d’intervalle. Pourtant, la victoire revient largement à cette rencontre qui se veut LA rencontre de la série télévisée en Europe et, pourquoi pas, dans le monde.

Lors d’une clôture qui souhaitait indubitablement égaler celle de Cannes (Tapis rouge, Jonathan Lambert en hôte de cérémonie, présence de Xavier Bertrand, président de la région et de Martine Aubry, maire de Lille) et sous un soleil radieux, Laurence Herszberg, la présidente du festival a rappelé que plus de 50 000 spectateurs étaient venus au rendez-vous. Il y avait le choix car ils pouvaient y découvrir des séries inédites venues de toute l’Europe et triées sur le volet, des créations internationales de prestiges (entendez créations américaines) mais aussi rencontrer ceux qui faisaient les séries ou les avaient faites. Pour la France, avec l’équipe de Candice Renoir ou la présence de Kad Merad couronné dans Baron Noir. Pour les Etats-Unis, avec Patrick Duffy l’inénarrable Bobby Ewing de Dallas. Bien d’autres encore mais il ne s’agit pas ici de recopier le catalogue du festival.

En un mot comme en mille, le succès.

                                          

Série = Dystopie ?

 

Ce qui ressort de la programmation et donc d’une certaine tendance de la fiction télévisée en général, c’est le goût de la dystopie qui a su s’imposer dans un nombre étonnant de séries, les unes plus étonnantes que les autres. Ainsi, ces univers dysfonctionnels en majorité dans un monde (relativement) proche, ces utopies négatives (c’est ainsi qu’on définit une dystopie) ont su attirer le regard de la programmation puis celle des jurys. Parmi les Français, on a noté la projection de la très attendue fiction du réalisateur Thomas Cailley (Les Combattants), Ad Vitam. Cette série produite par Kelija (Lagardère Studios) a décroché le prix de la meilleure série française en nous plongeant dans une enquête aussi sombre que son enquêteur Yvan Attal. Dans un monde où un traitement a été mis au point pour ne plus mourir, ni vieillir, une secte d’adolescents commet des vagues de suicides afin de revendiquer leur existence et réduire la majorité désormais imposée à 30 ans. Le mélancolique enquêteur se fera aider d’une réchappée de cette secte, Garance Marillier (Grave) plus rebelle que jamais, et découvrira que ce qui paraît être un simple groupuscule est en réalité symptomatique d’une société qui va mal et s’oublie dans une éternelle jouvence, jusqu’à en oublier la valeur de la mort et, en quelques sortes, celle de la vie. Dans une atmosphère en apesanteur, inondée de lumières saturées (rouge, bleu, blanc), la série nous propose, plus qu’une enquête, une avancée dans un univers tellement aseptisé qu’il en devient malaisant et une plongée dans les doutes des personnages. Ceux de ce vieil enquêteur qui fête ses 114 ans et sera bientôt à la retraite après 90 années de bons et loyaux services, traumatisé pour l’éternité par la disparition de son fils, il y a de cela des dizaines d’années. Les doutes, aussi, de cette jeune fille qui a tenté de se suicider il y a dix ans, et qui, arrivant bientôt à l’âge de la majorité et étant sur le point de commencer le traitement de l’éternelle jouvence, se pose des questions sur son passé mais aussi sur son avenir, dans ce monde surpeuplé où les jeunes n’ont pas de place.

Vous l’aurez compris, votre serviteur a été particulièrement marqué par cette série, non exempte de défauts – notamment une certaine perte de rythme – mais qui est la promesse de belles choses pour notre fiction nationale. Parmi les autres dystopies on notera une autre création française, Nu, celle-là drôle, décalée, osée (pour le moins). On y suit le réveil d’un homme, après 8 ans de coma, dans une France ayant rendu obligatoire la nudité par la Loi Transparence. Entre situations gaguesques et conflits avec les rebelles habillés, l’histoire s’amuse à pousser les limites de la question de nudité. Ses bons côtés (égalité de tous devant la nature, simplicité des relations humaines, …), ses moins bons (absence d’intimité, honte des corps, …).

A l’international, on voyait aussi les (très forts) Israéliens se fendre d’une analyse politique pointue à travers la représentation, dans Autonomie, d’un territoire d’Israël scindé en deux états, celui libéral et laïque du grand Israël et celui fermé et ultra-orthodoxe de Jérusalem, scission qu’un échange d’enfant va pousser vers la guerre. Du côté Américain, on découvrait aussi une série déjà diffusée sur OCS, Counterpart, qui se prévalait de mettre en place un thriller fantastique alternant entre deux réalités de notre monde, chacune reliée à l’autre par un portail caché au fond d’une obscure administration berlinoise. Evidemment, arrivait ce qui devait arriver et un homme, interprété par le génial J. K. Simmons, découvrait alors son double de l’autre côté, évidemment interprété par le même J.K. Simmons.

 

Pourtant, il n’y avait pas que des séries, ni, non plus, que des dystopies à Séries Mania, mais cela nous le verrons à un nouvel épisode.

 

To be continued…

 

Maxime Fournier

Prochain sujet : Les séries comme nouvelles superproductions internationales

La Lettre, court-métrage de la promo 2017-2018 est en montage !

Dans le cadre de notre Master, nous avons eu la chance de réaliser un court métrage dont nous avons suivi toutes les étapes : la recherche de nouvelle à adapter, l'autorisation de la maison d'édition et de l'auteur, l'écriture du scénario, les différents types financements, la préparation du tournage, le tournage en lui-même, le montage et la post production.

Au moment où nous vous écrivons, nous sommes entres rushs et choix artistiques, en plein travail depuis quelques semaines sur… le montage du film !

Alors, comment notre projet est né ?

 

La correspondance épistolaire est aujourd’hui tombée en désuétude. Son principe demeure grâce aux nouvelles technologies qui continuent de permettre nos échanges. Que ce soit par lettre postale, sms, Messenger ou Whatsapp, le processus est le même : on écrit, on efface, on réécrit, on réefface, jusqu’à ce que le message nous convienne et ne nous trahisse pas. Seulement, au moment où nous choisissons d’appuyer sur la touche “envoyer”, ou de glisser notre lettre dans la boîte, le message est expédié de manière définitive et irrévocable. Mais, combien de fois a-t-on regretté d’avoir envoyé un message alors même que nous avions passé tant de temps à l’écrire ? Combien de fois aurait-on voulu récuperer ou annuler l'envoi de notre message pour modifier le cours de la situation ?

 

Après la lecture de "La Lettre", nouvelle de Sylvain Tesson (extraite de l'ouvrage S'abandonner à vivre, Gallimard, 2014), l'adaptation de ce texte a fait l'unanimité dans notre équipe. Nous avons donc écrit un scénario, puis travaillé sur la mise en image. Par ce court-métrage, nous souhaitions réécrire cette nouvelle en posant un regard novateur et singulier sur l'histoire ainsi que sur l'importance du message qu'elle délivre. 

Que raconte l'histoire ?

Quentin est face à un dilemme… ou plutôt, face à une boîte aux lettres !  Il vient de poster une lettre qu’il n’aurait jamais dû envoyer, et pour cause : il y avoue sa tromperie à sa copine.

Ca tombe bien, voici le facteur qui vient relever le courrier. Entre tentatives de persuasions et tours de force, Quentin va tout faire pour récupérer sa lettre dans le sac du facteur. Ce dernier, sage maître des correspondances, tente alors de le convaincre de laisser la lettre suivre sa route. Pour cela, il l'emmène vingt mille lieues sous les mers, dans les cales d'une histoire de sous-marin où un commandant de bord cache les lettres de Clothilde à son chef mécanicien.

 

Que voulions nous et quelles ont été les étapes de fabrication ?

À travers la focalisation interne, nous pensons faire appel à un humour absurde, à des personnages décalés. Sur les traces de Jerry Lewis et de Pierre Etaix, nous nous emploierons à mettre en scène une poétique de révélation comique. Nous voulions inviter à passer d'un réalisme quotidien à l’univers du sous-marin où se mêlent étroitesse et imaginaire.

LA PREPARATION

Nous avons défini ensemble trois univers sur lesquels nous voulions nous concentrer : un extérieur réaliste avec de la lumière naturelle, un bistrot démodé et confiné et un sous marin onirique. Nous sommes donc parti à la recherches d'inspirations pour exprimer et définir plus clairement nos idées.

Nos premières idées autour de l'atmosphère "extérieur-réaliste"

 

Le bistrot démodé et confiné


Le sous marin onirique

 

Afin de mener à bien nos projets et espérer réaliser nos envies les plus folles à la technique, nous avons sollicité l'aide de nos proches ainsi que d'inconnus intéressés par notre projet et ayant envie de nous soutenir. Pour cela, nous avons lancé un crownfounding et avons travaillé sur une possible identité graphique autour du film. 

 

Expérimentations visuelles

 

 

LE TOURNAGE

Grâce à nos semaines de préparation (demandes d'autorisations, repérage de lieux, casting des comédiens, recherche de techniciens et de matériel), à notre entraide mutuelle (à la décoration, aux accessoires, aux costumes mais aussi à la validation du scénario final), aux différentes techniques apprises (la répartition des jours de tournages selon les lieux et les disponibilités des comédiens grâce à un logiciel spécialisé) ainsi qu'à la production (demande de subventions, devis, moyens à répartir selon les pôles), nous avons pu affronter le tournage plus sereinement.

Grâce aux soutiens financiers, à la bonne gestion des évènements et à la préparation sérieuse et minutieuse de chaque poste, le tournage a donc eu lieu au mois de janvier 2018, a duré cinq jours et demi et s'est déroulé dans trois lieux différents.

 

Silence, on tourne !

Ci-dessus, l'équipe dans le coeur du tournage

(atelier fabrication de faux sang, "ventousage", préparation du plateau, clap)

 

 

LE MONTAGE

 

Aujourd'hui, nous sommes divisés en groupes de montage. En reprenant notre travail en amont et nos rushs, nous avons déjà procédé à un premier visionnage fin d'effectuer le tri des images et conserver les scènes qui nous correspondaient le mieux. Le projet se poursuit en exploitant les envies et les points de vue de chacun selon les rushs que nous avons. Le montage se fait en petit comité afin de comparer les choix de chaque groupe pour ensuite se rejoindre et faire éclore le film définitif petit à petit.