FIPA 2017 : The Callboys : quand le testostérone est au service du second degré

The Callboys

« Une bonne dose de testostérone dans un espace restreint » : c'est le quotidien des Callboys, trois gigolos balourds qui s'associent pour vendre des godes personnalisés. Cette série belge est sans l'ombre d'un doute l'un de nos coups de cœur FIPA. Entre styles loufoques et sujets crus : le cocktail Callboys a tout pour déplaire au large public. Et pourtant, ce ton décalé a fait fusé les rires dans toute la salle.

 

Il faut dire que les auteurs ont le sens de l'auto-dérision. Pas une seule scène n'échappe au second degré. Dans The Callboys, on rit sans gêne du malaise et de l'absurdité des situations. Et si l'on rit, c'est parce-que l'on se reconnaît dans les attitudes irrationnelles des personnages. Derrière la caricature, les nuances et les complexités de chacun se révèlent progressivement. Fausses brutes et bons-vivants, ce trio d' « hommes objets » – comme ils le revendiquent – voient leurs sentiments et leurs ambitions changer. Sous le regard complice et amusé du spectateur.

La réussite de la série tient aussi de sa réalisation originale : des split screens, une adresse directe à la caméra, et un jeu d'acteur irréprochable.

 

Définitivement, on encourage les amateurs de second degré à visionner The Callboys !

 

Pauline Collette